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Dernière mise à jour le  09-09-2009

BREST

Le journal du Tour de France : étape de Brest

Brest a reçu, le 20 juin dernier, la 7ème étape du Tour de France des apnées du sommeil, organisée par les associations AIRBO et RESPIRE, respectivement présidées Par Jeanine et François Léon, avec la participation de la FFAAIR et le soutien renouvelé de la société Weinmann France.

C'est au centre socioculturel de « L'Alizé de Guipavas », à proximité de la ville de Brest, qu'une bonne centaine de personnes s'est retrouvée pour venir s'informer sur les spécificités de l'apnée du sommeil, ses conséquences et sa prise en charge, tant par les professionnels de santé que par les prestataires de matériel médical ou encore les caisses d'assurance maladies et les mutuelles.

Une ambiance chaleureuse et conviviale s'est créée dés le début de la réunion et s'est maintenue deux bonnes heures durant jusqu'au pot de l'amitié qui a clôturé la rencontre.

Contrairement aux autres étapes de ce tour de France engagé il y a 7 mois, aucune question n' été posée par les malades présents sur les masques et les difficultés d'adaptation à ces derniers. Le débat s'est par contre très rapidement orienté sur le syndrome des apnées obstructives du sommeil, ses origines, comment y faire face, seul ou en couple et sur ses effets sur l'organisme en général.

Environ un tiers des brestois et brestoises présents a confié ne pas être appareillé, mais a cependant fortement manifesté son désir de s'informer, parfois en faisant part de certaines craintes d'être atteint de cette maladie.

Un médecin présent dans l'assistance, ORL à l'Hôpital des Armées de Brest et invité pour répondre aux questions d'ordre plus médical, a répondu aux nombreuses interrogations de l'assistance, dont les origines des ronflements, le phénomène héréditaire de la maladie ou encore sur le sommeil et ses différents paliers au cours de la nuit.

D'autres questions ont émergé sur les apnées des jeunes enfants, leur cause ou encore sur la manière de supprimer les ronflements.

Se soigner pour conduire

L'arrêté sur le permis de conduire du 21 Décembre 2005 et ses conséquences s'est également invité aux débats. Des échanges ont ainsi eu lieu sur la nécessité de déclarer son apnée du sommeil auprès de son employeur pour ne pas se situer dans l'illégalité et surtout pour ne pas prendre le risque de se voir prononcer une déchéance de contrat d'assurance en cas d'accident sans déclaration préalable du syndrome. Car si l'apnée du sommeil n'est pas (encore) considérée comme une affection longue durée, elle ne constitue pas une maladie invalidante qui empêcherait de conduire un véhicule léger, voire un véhicule lourd ou de transport public. Mais pour être en conformité avec la réglementation en vigueur, le malade apnéique doit-il encore déclarer sa pathologie à la médecine du travail et prouver qu'il suit son traitement. Des mesures concrètes des apnées sont rendues possibles grâce aux appareils à pression positive continue (PPC) mis à disposition par les fabricants et dispensés sur prescription médicale, par les prestataires aux malades. Ces mesures permettent de prouver objectivement une diminution significative du nombre d'apnées par heure, lorsque le traitement par PPC est correctement suivi. Ainsi le malade apnéique peut sans difficulté être autorisé à exercer son métier au volant de son véhicule sans se mettre en danger, ni mettre en danger autrui. Il est donc fortement recommandé aux apnéiques de ne pas se mettre dans une quelconque posture de « clandestinité » au motif que le dossier serait trop compliqué à monter ! Cette attitude est préjudiciable à bien des égards : tant au plan de la santé de la personne concernée que de celui de la réglementation en vigueur, à laquelle aucune apnéique ne saurait échapper. Les débats de Brest ont permis de revenir sur cette question importante

D'autres sujets relatifs à la surcharge pondérale des apnéiques, voire à l'obésité dont peuvent être frappés certains malades, ont également été évoqué, et plus particulièrement la nécessité de pratiquer régulièrement une activité physique. Dans ce cadre, les malades présents ont souligné la difficulté de trouver parfois des structures d'accueil adaptées. Jeannine Léon, présidente de l'AIRBO, a expliqué les services que son association a mis en place sur Brest et qui peuvent être repris et démultipliés en d'autres lieux du département.

Les prestataires de service présents à cette soirée, ont aussi apporté leur pierre aux débats. Ils ont surtout permis que cette réunion soit une réussite sur la place de Brest.

Durant la trêve estivale, le Tour de France des Apnées du sommeil a cédé la place au (vrai) tour de France des cyclistes. Le prochain rendez-vous avec les malades apnéiques est fixé plus au Sud cette fois, à Albi, le 19 Septembre prochain.

Plus de 1 000 malades réunis en 7 mois

A noter qu'au cours de ces 7 premières étapes dont a régulièrement rendu compte notre site Internet, La FFAAIR et des associations membres ont permis de réunir quelque 1130 personnes. Chaque étape a été différente, aussi bien par l'âge du public venu débattre que par les questions échangées sur la maladie.

Bonnes vacances à tous et à bientôt.

J-J. Cristofari

  • WEINMANN, partenaire officiel du "Tour de France de l'Apnée du Sommeil".

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